Plus que tout ce texte m’oblige à m’orienter vers un travail collectif au plateau. Par collectif j’entends l’investissement de chacun et chacune dans la mise en place, par exemple, des lumières ou de la scénographie d’une scène pendant que celle-ci se joue, d’être prêt à monter sur scène à tout moment, de porter le texte d’autres pour enrichir ; toujours.  Proposer et essayer ensemble.

L’investissement physique et corporel des acteurs et actrices occupera une place importante.  Nous allons expérimenter du côté de la danse avec notamment le chorégraphe hiphop Pierre Bolo, en parallèle au travail du jeu et de l’engagement. Créer des chœurs de corps, chercher une intensité corporelle collective. Les mots sans corps ne sont rien d’autres que du vent. Une fois dit, si ceux-ci ne vibrent plus en nous alors ils disparaissent. Nous nous pencherons donc sérieusement vers le travail du texte, des mots et des intentions. Trois questions m’accompagnent depuis le début de mon parcours en tant qu’acteur : pourquoi entrer au plateau ? Pour dire quoi ? Pour amener quoi de plus ? Je demanderai à chacun et chacune de travailler en connaissance de ces questions. Les personnages de Falk Richter sont un mélange entre les corps meurtris, la perte de confiance et la désillusion amoureuse et sociétale. Ils se confrontent inévitablement en écho à nous en tant qu’êtres réels, ils créent un lien avec nous.  Alors deux autres questions se posent : comment puiser en nous cet intime et comment jouer avec ?

Je dirai que l’objectif majeur de ce stage sera de fournir un travail constant, ne jamais chercher à fixer mais au contraire à épuiser les possibilités autour d’un même texte, d’une même scène, mais surtout d’épuiser les corps.

Distribution

Atelier dirigé par Radouan Leflahi, avec les élèves de 1ere année | promotion 31 Naïm Bakhtiar, Flora Bernard-Grison, Solène Celse, Inès Dhahbi, Emile Faure, Christian Franz, Elodie Laurent, Yasmine Ndong, Yohanis Thomont, Félix Villemur-Ponselle