PRÉSENTATION

 

« Dans cette pièce, j’aurais bien déconné ! », Les Paravents, Jean Genet.

Il y a des œuvres charnières, des « classiques contemporains » qui font le lien entre passé et présent. Genet réunit François Villon, les poètes romantiques, Bernard Marie Koltès, Racine à Michel Houelbecq, Valère Novarina et Dieudonné Niangouna.

« J’écris dans la langue de l’ennemi », Genet écrivait en français mais un français vivant, mobile, créateur, accueillant, qui se faisait chambre d’écho des territoires colonisés, partout où le français s’inventait en dehors de l’institution de la langue. C’est le français des marges, des exclus, des refoulés, des rebelles, des fragiles. « Si mon théâtre pue, c’est que l’autre sent bon, tous les mots viennent trouver refuge dans mon théâtre. »

Nous allons plonger dans cette œuvre monstrueuse, protéiforme, allant chercher aussi bien du côté des romans que du théâtre et des écrits politiques. Nous en reviendront avec des fragments arrachés, nécessaires et vitaux qui, je l’espère, irradieront longtemps dans la vie de ces jeunes gens.

Atelier d’interprétation | du lun. 4 au mer. 27 mars

L’École découverte | Ouverture publique d’atelier | jeu. 28 • 20 h | ven. 29 • 15 h et 20 h

Distribution

texte Jean Genet | mise en scène Frédéric Fisbach | avec les élèves-comédien.e.s de la promotion 29 Lina Alsayed, Yohann-Hicham Boutahar, Ambre Febvre, Brahim Koutari, Chloé Laabab, Jonathan Mallard, Elise Martin, Djamil Mohamed, Julia Roche, Mikaël Treguer, Pierre Vuaille  photo © Antonin Charbouillot