PRÉSENTATION

Julie Deliquet

Pendant cinq semaines, la promotion 29 explorent certains mécanismes du jeu collectif et de l’écriture de plateau. Ils travaillent de grandes improvisations collectives construites à partir du plan-séquence et du temps réel.
Je pars du principe qu’improviser à deux n’est pas une découverte ni une grande difficulté pour eux, mais le faire à 11 en ayant une conscience de « qu’est ce qu’on raconte ensemble si nous n’avons pas d’auteur pour nous le dire », est un point de départ pour intégrer la notion de « création collective ».
Le partage de l’instant et l’interactivité entre les élèves sont au centre de cette recherche. Acteur, personnage et improvisation cherchent à se rassembler pour ne faire qu’un.

Je leur ai apporté un thème de départ : « Passer dune situation de deuil à une reprise de vie » :

  • Passer d’un enterrement à Noël
  • Passer d’un enterrement à un mariage
  • Passer d’un enterrement à un anniversaire

S’en est suivi un tirage au sort pour déterminer la distribution de 3 équipes qui s’inspireront de personnages sortis d’une œuvre existante :

  • Un Conte de Noël dArnaud Desplechin
  • Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce
  • Les trois sœurs dAnton Tchékhov

Chaque élève travaille à cheval sur deux œuvres avec deux personnages, un de frère ou de sœur et un personnage dit « périphérique ».

Après une phase d’improvisation autour du personnage et de provocations personnelles pour chacun, ce fut au groupe de répondre par le plateau en tant que créateur. Chaque élève est en charge d’ une « maquette » où il a comme contrainte de proposer une écriture dramaturgique à chacun des acteurs de son œuvre choisie, de jouer aussi dedans et de mettre en scène le thème commun « Passer dune situation de deuil à une reprise de vie ». Des partitions collectives sont écrites en privilégiant l’immédiateté, les imprévus et les surprises qui créent du jeu en direct.

Après les 11 maquettes collectives, je demanderai à chacun d’écrire personnellement « la journée type » de son personnage et de la mettre en scène. Cette journée symbolique correspond à un temps fort de la problématique du personnage et permet (après un temps très collectif) de mettre le focus sur chacun de nos personnages afin de préciser sa fonction dramaturgique au sein du groupe et du récit.

« Des Paters » ont été aussi filmés en complicité avec un des acteurs du collectif in vitro : Jean-Christophe Laurier.

Ce sont des petites formes libres de réalisation de 10 minutes (inspirées de Pater d’Alain Cavalier) où sont mêlés fiction, écriture de plateau et mise en abîme de la réalité.

 

PHOTOS

 

Distribution

Atelier dirigé par Julie Deliquet | avec les élèves comédien.ne.s de la promotion 29 Lina Alsayed, Yohann-Hicham Boutahar, Ambre Febvre, Brahim Koutari, Chloé Laabab, Jonathan Mallard, Elise Martin, Djamil Mohamed, Julia Roche, Mikaël Treguer, Pierre Vuaille