Drames croisés de l’adolescence où l’on suit un groupe de jeunes femmes et d’hommes encore en formation, plein.es d’une énergie vitale incandescente, ils.elles se découvrent et regardent les autres. Ils.elles mutent, questionnent, désirent, dans un tourbillon de pulsion et de théâtre.

Qualifiée à sa parution d’« insensée cochonnerie » puis interdite pour pornographie, L’Éveil du printemps est sans doute la première pièce à placer la découverte de la sexualité au centre de sa fable, quelques années avant les premières parutions de Freud.

Morale puritaine omniprésente, silence ou absence des ainé.es, angoisses du futur et des « carrières » à mener, frontières brumeuses des limites et de l’autorité, l’écriture en est solaire et absolument moderne. Les questions qu’elle porte à la scène ne le sont pas moins. Elle est, selon le mot de Brecht, de l’« époque qui la portera à la scène ».

Cette écriture est une matière de travail idéale pour la promotion 32 pour se souvenir de la phrase de Rivette : «… Les adultes n’existent pas. Il n’y a que les hommes politiques qui pensent que les adultes existent… »


Matthieu Cruciani

Distribution

textes Frank Wedekind / atelier dirigé par Matthieu Cruciani / avec les élèves comédien.nes de la promotion 32 / Marion Astorg, Romane Bauer, Arthur Berthault, Ludovic Bou, Lucas, Bustos Topage, Raphaël Deshogues, Marie Le Masson, Élise Lefauconnier, Louis Meignan, Ephraïm Nanikunzola, Lara Raymond, Léna Rossetti / assistanat à la mise en scène et régie son Romain Gillot / lumière Sébastien Combe et Thierry Gontier / régie plateau Gwilherm Bevan