Le projet

L’École de la Comédie de Saint-Étienne

L’École de la Comédie est l’une des six écoles nationales supérieures d’art dramatique en France à être installée au cœur d’un théâtre de création : La Comédie de Saint-Étienne – Centre dramatique national (CDN). Créée en 1982, elle est la plus ancienne située dans un CDN. Depuis 2008, elle est habilitée par le ministère de la Culture et de la Communication à délivrer le Diplôme national supérieur professionnel de comédien ainsi que le Diplôme d’État depuis 2016. Elle est membre de l’Association nationale des écoles supérieures d’art dramatique.

L’École de la Comédie recrute par concours deux années sur trois une promotion d’une dizaine d’élèves-comédien.ne.s qui suivent une formation de trois ans. Le projet pédagogique s’articule autour de cinq axes : l’interprétation ; la formation artistique ; les études critiques en partenariat notamment avec l’Université Jean Monnet et l’École normale supérieure de Lyon ; le parcours professionnel ; l’anglais. L’accent est mis dans ce projet sur le rapport aux auteur.rice.s vivant.e.s, notamment à travers la commande d’écriture faite systématiquement pour le spectacle de sortie : Christophe Honoré, Un jeune se tue (2012) ; François Bégaudeau, La Grande Histoire (2014) ; Marion Aubert, Tumultes (2015) ; Tanguy Viel, 45 possibilités de rencontres (2017) ; Pauline Sales, 66 pulsations par minutes (2018).

Un parrain ou une marraine est associé.e à chaque promotion. Il.Elle participe à la construction du projet pédagogique et intervient chaque année dans le cadre d’ateliers d’interprétation. Benoît Lambert (Promotion 25), Marion Aubert (Promotion 26), Pierre Maillet (Promotion 27), Pauline Sales (Promotion 28), Julie Deliquet (Promotion 29), Olivier Martin Salvan (Promotion 30).

International

Depuis 2011, L’École de la Comédie a multiplié les échanges internationaux avec d’autres écoles d’art dramatique : atelier d’interprétation dirigé par Fabrice Murgia en partenariat avec l’École supérieure d’acteurs (ESACT) du Conservatoire royal de Liège (Belgique) en 2012 ; master class avec Carey Perloff de l’American Conservatory Theater (ACT) de San Francisco (États-Unis) en 2012 ; master class avec Tatiana Frovola du Théâtre KnAM de Komsomolsk-sur-Amour (Russie) en 2012 ; résidence d’écriture et mise en voix avec Aleshea Harris et Rachel Park du California Institute of the Arts (CalArts) de Los Angeles (Etats-Unis) en 2014 ; atelier dirigé par Arnaud Meunier à l’Académie de théâtre de Shanghai (Chine) en 2014 ; atelier d’interprétation dirigé par Travis Preston du CalArts en 2015.
L’École de la Comédie développe également des partenariats avec Les Récréatrales (Ougadougou | Burkina Faso), le Théâtre Bluff et le CGEP Sainte Hyacinthe (Montréal | Canada), CalArts (Los Angeles | États-Unis).

Insertion professionnelle

Les premières rencontres professionnelles se tissent dès l’école comme l’a souligné si justement Antoine Vitez. À cet égard, les élèves-comédien.ne.s profitent pleinement du fait que l’école est située dans un lieu de création et de diffusion comme La Comédie de Saint-Étienne. Une attention particulière à l’emploi des ancien.ne.s élèves est portée dans le choix des artistes ou projets soutenus par le CDN. Depuis 2011, L’École de la Comédie a mis en place avec l’aide de la Région Auvergne-Rhône-Alpes un dispositif d’insertion : le DIESE # Auvergne-Rhône-Alpes. Il est calqué sur celui du Jeune théâtre national (JTN). Les comédien.ne.s issu.e.s de l’école en bénéficient pendant trois ans après l’obtention de leur diplôme. Grâce à ce dispositif, ces jeunes artistes sont distribué.e.s dans des productions ou coproductions qui tournent au niveau national voire international.

En 2019-2020, ce sont les promotions 27 et 28 qui sont concernées par ce dispositif.

Égalité des chances

L’École de la Comédie s’est engagée depuis septembre 2014 dans un programme Égalité des chances, novateur et volontariste en vue de favoriser l’accès pour des jeunes gens issus de la diversité culturelle, sociale et géographique, aux écoles supérieures d’art dramatique. C’est là une première démarche afin d’ouvrir les scènes de théâtre à des talents qui, faute d’informations, d’encouragements ou de moyens, n’auraient pas tenté leur chance. Ce programme se décline sous deux formes principales : les Stages égalité théâtre et la Classe préparatoire intégrée.

Stage égalité théâtre (SET)

Depuis 2015, des stages de théâtre de quatre à cinq jours sont offerts pendant les vacances scolaires par L’École de la Comédie de Saint-Étienne à une vingtaine de jeunes gens de 17 à 22 ans issus de la diversité culturelle, sociale et géographique en Auvergne-Rhône-Alpes. Encadrés par six artistes, ils donnent un aperçu concret du programme pédagogique d’une école supérieure d’art dramatique à travers des séances d’échauffement collectif (voix et corps), de lecture et dramaturgie, d’interprétation, et d’improvisation notamment. Ces stages peuvent se dérouler à Saint-Étienne, Grenoble, Lyon (en partenariat avec La CinéFabrique), Valence ou Clermont-Ferrand. Les frais de déplacement, l’hébergement et les repas sont pris en charge par l’école.

Classe préparatoire intégrée (CPI)

La Classe préparatoire intégrée, lancée depuis la rentrée 2014-2015, est à destination des jeunes gens de 18 à 23 ans issus de la diversité culturelle, sociale et géographique en Auvergne-Rhône-Alpes en vue de les préparer aux concours des douze écoles nationales supérieures d’art dramatique en France. S’appuyant sur un réseau de partenaires-relais, le recrutement des élèves de cette classe préparatoire a lieu en mai chaque année. La formation, théorique et pratique, comprend environ 30 heures de cours hebdomadaires dispensés de septembre à juin. Elle s’articule autour de :
| cours d’interprétation
| cours de chant
| travail du corps (yoga, technique Alexander…)
| parcours du spectateur
Elle est organisée au sein même de l’école.
À cet accompagnement pédagogique s’ajoutent un accompagnement administratif et financier :
| bourses du CROUS complétées par une bourse de la Fondation Culture & Diversité
| prise en charge des frais liés aux concours des écoles (droits d’inscription, transports, hébergements).